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Qui sommes-nous?

Infirmiers, aides-soignants, médecins hospitaliers, personnels administratifs ou techniques : les agents de la fonction publique hospitalière exercent leur mission dans un environnement sous tension permanente, soumis à des contraintes statutaires spécifiques et à une hiérarchie dont les décisions peuvent avoir des conséquences considérables sur leur carrière et leur vie professionnelle. Face à une administration hospitalière disposant de moyens juridiques importants, ces agents ont le droit d’être défendus avec la même rigueur. C’est ce que propose Nausica Avocats.


Fondé par Louis Le Foyer de Costil et Antoine Fouret, le cabinet accompagne les agents de la fonction publique hospitalière — qu’ils exercent au sein d’un CHU, d’un hôpital de proximité, d’un EHPAD public ou d’un établissement médico-social — dans l’ensemble des situations juridiques qui jalonnent leur parcours professionnel. Les deux associés conjuguent une solide maîtrise du droit de la fonction publique et une connaissance des réalités propres au secteur hospitalier, ce qui leur permet d’aborder chaque dossier avec la précision et la contextualisation qu’il mérite.
En matière de conseil, le cabinet intervient sur les questions statutaires essentielles : avancement et notation, temps de travail et astreintes, reconnaissance d’un accident de service ou d’une maladie professionnelle, droits à congé longue maladie ou longue durée, protection fonctionnelle en cas de mise en cause dans l’exercice des fonctions, ou encore droits à pension et reclassement pour inaptitude physique.


Sur le plan contentieux, Nausica Avocats défend les agents face aux décisions de leur établissement : sanctions disciplinaires, mutations imposées, non-renouvellement de contrat, licenciement, refus de titularisation ou mise en disponibilité d’office. Le cabinet les accompagne à chaque étape de la procédure disciplinaire — de la phase d’instruction jusqu’au recours devant le juge administratif — avec pour objectif d’obtenir l’annulation des décisions illégales et la juste réparation des préjudices subis.


Dans un secteur où l’épuisement professionnel et les conflits institutionnels sont devenus structurels, les agents hospitaliers méritent un avocat qui comprend leurs contraintes et défend leurs droits avec la même exigence qu’ils mettent à soigner leurs patients.

Nos avocats en droit de la fonction publique hospitalière

Antoine Fouret

Antoine Fouret

Avocat fondateur
Louis le Foyer de Costil

Louis le Foyer de Costil

Avocat fondateur
5

Mathilde Barrau-Azéma

Avocate

Nos compétences en droit de la fonction publique hospitalière

Recrutement

Le cabinet intervient à vos côtés sur les litiges portant sur les concours de la fonction publique, les CDIsation, et les refus de titularisation.

Disciplinaire

Le Cabinet dispose d’une expertise particulière en matière disciplinaire. Il défend les agents devant les conseils de discipline. Il intervient également au contentieux pour faire annuler les sanctions disproportionnées.

Santé et handicap

Le Cabinet défend les agents publics dans le cadre de leur problématique de santé et de handicap: aménagement de poste, congés longue durée, recrutement réservé, RQTH, reclassement, reconnaissance de l'imputabilité au service...

Harcèlement moral

Le cabinet défend les agents publics hospitaliers victimes de harcèlement moral. Il les accompagne pour faire cesser le harcèlement et pour obtenir réparation des préjudices subis.

Déroulement de carrière

Le Cabinet intervient sur les problématiques d'affectation, de notation et d'évaluation professionnelle ainsi que de mutation, mise à disposition, et détachement des agents.

Fin de carrière

Le Cabinet intervient sur les problématiques de rupture conventionnelle, de licenciement et de retraite des agents publics hospitaliers.

Nous les défendons

Attachés d’administration hospitalière

praticiens hospitalier (PH)

Cadre de santé

Médecins

sages-femmes

infirmiers

Le droit français de la fonction publique hospitalière (FPH) est un domaine spécifique du droit de la fonction publique, qui encadre le statut, les droits et obligations des agents exerçant dans les établissements publics de santé, les maisons de retraite publiques, et certains établissements médico-sociaux.

 

Voici un aperçu des aspects principaux :

  1. Les principes fondamentaux

La fonction publique hospitalière repose sur les grands principes du droit de la fonction publique française :

  • Égalité d’accès : Les emplois de la fonction publique hospitalière sont ouverts à tous les citoyens, sous réserve des conditions de diplôme, d’aptitude et de concours.
  • Neutralité et laïcité : Les agents doivent respecter la neutralité du service public
  • Continuité du service public : Les services hospitaliers doivent fonctionner en permanence, ce qui explique certaines restrictions au droit de grève.
  • Stabilité de l’emploi : La plupart des agents sont titulaires, bénéficiant d’un statut protecteur.
  1. Le cadre juridique

La FPH est régie principalement par les textes suivants :

  • Loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires (Titre I) : commun à toutes les fonctions publiques.
  • Loi du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière : spécifique à la FPH.

 

Ces textes sont codifiés dans le code général de la fonction publique.

 

  • Le Code de la santé publique et des textes réglementaires précisent également certains aspects.
  1. Les catégories d’agents

Les agents de la FPH se répartissent en trois catégories :

  • Les fonctionnaires titulaires : Agents permanents ayant réussi un concours, répartis en 3 catégories :
    • Catégorie A : Cadres supérieurs (médecins, pharmaciens, directeurs, etc.).
    • Catégorie B : Cadres intermédiaires (infirmiers, techniciens).
    • Catégorie C : Personnels d’exécution (agents de service hospitalier, aides-soignants).
  • Les contractuels : Recrutés pour une durée déterminée ou indéterminée pour répondre à des besoins temporaires ou spécifiques.
  • Les stagiaires : Agents en période probatoire avant titularisation.
  1. Les droits et obligations des agents

Droits

  • Droit à la rémunération : Déterminée par des grilles indiciaires nationales.
  • Droit à la protection fonctionnelle : En cas d’attaque, menace ou procédure liée à leurs fonctions.
  • Droit à la formation continue : Permet d’évoluer ou de se spécialiser.
  • Droit à la mobilité : Entre établissements publics de santé.
  • Droit syndical : Liberté de création et d’adhésion aux syndicats.

Obligations

  • Obligation de discrétion professionnelle : Respect de la confidentialité des informations.
  • Obligation de neutralité : Pas de manifestation d’opinion religieuse ou politique.
  • Devoir de réserve : Modération dans l’expression publique d’opinions personnelles.

 

 

Quelques articles du code général de la fonction publique hospitalière à connaître :


En quoi consiste le droit de la fonction publique hospitalière ?
Le droit de la fonction publique hospitalière est un domaine juridique qui encadre le statut, les droits et les obligations des agents travaillant dans les établissements publics de santé, comme les hôpitaux, les EHPAD publics et les centres médico-sociaux. Il s’applique aux fonctionnaires hospitaliers, mais aussi à certains contractuels. Ce droit régit des aspects aussi variés que le recrutement, la carrière, la discipline, la rémunération, la protection sociale et les conditions de travail.
Quels sont les principaux contentieux que vous traitez dans ce domaine ?
Les litiges sont divers, mais on retrouve souvent des contestations de décisions administratives, comme des refus de titularisation, des sanctions disciplinaires ou des mutations imposées. J’interviens aussi dans des affaires de harcèlement moral, d’accidents de service et de maladies professionnelles. De plus, les restructurations hospitalières entraînent des suppressions de postes et des réorganisations qui peuvent poser problème aux agents concernés.
Justement, que peut faire un agent hospitalier qui estime être victime d’une sanction injuste ?
Tout d’abord, il est essentiel de bien analyser la décision et de vérifier si les procédures ont été respectées. Un agent peut demander la communication de son dossier administratif et, dans certains cas, déposer un recours gracieux auprès de son administration. Si cela ne suffit pas, il est possible de saisir la commission administrative paritaire (CAP) ou de porter l’affaire devant le tribunal administratif pour demander l’annulation de la sanction. L’assistance d’un avocat permet souvent de mieux structurer la défense et d’optimiser les chances de succès.
Vous parliez également des accidents de service et des maladies professionnelles. Quels sont les droits des agents hospitaliers dans ces situations ?
Un agent qui subit un accident dans l’exercice de ses fonctions ou qui contracte une maladie liée à son travail peut bénéficier d’une reconnaissance en « accident de service » ou en « maladie professionnelle ». Cela lui ouvre des droits spécifiques, comme la prise en charge des soins à 100 %, le maintien du traitement pendant l’arrêt de travail ou encore une éventuelle indemnisation en cas d’invalidité. Malheureusement, ces reconnaissances ne sont pas automatiques et l’administration peut les refuser, ce qui oblige souvent l’agent à engager un recours.
Les hôpitaux sont soumis à de fortes contraintes, notamment financières et organisationnelles. Est-ce que cela a des répercussions sur le droit des agents hospitaliers ?
Absolument. Les tensions budgétaires ont un impact direct sur les conditions de travail : surcharge de travail, modifications des plannings, suppression de primes, ou encore recours accru aux contractuels au détriment des fonctionnaires. Ces situations peuvent conduire à des conflits entre l’administration et les agents, notamment lorsque des décisions sont prises sans concertation. Dans certains cas, on assiste à des abus, comme des refus injustifiés de congés ou des pressions sur les personnels dénonçant des dysfonctionnements.
Avez-vous constaté des évolutions récentes dans la législation encadrant la fonction publique hospitalière ?
Oui, notamment avec la loi de transformation de la fonction publique qui a introduit plusieurs changements, comme la simplification des procédures disciplinaires et l’élargissement du recours aux contractuels. Il y a aussi une volonté de favoriser la mobilité des agents, ce qui peut parfois être source de tensions. Enfin, la crise sanitaire a mis en lumière certaines insuffisances du système, et des mesures ont été prises pour améliorer la reconnaissance des soignants, notamment à travers des revalorisations salariales et la création de nouveaux droits.
Quels conseils donneriez-vous aux agents hospitaliers qui rencontrent des difficultés juridiques ?
Il est essentiel de bien connaître ses droits et de ne pas hésiter à les faire valoir. En cas de difficulté, il faut garder des preuves écrites (emails, comptes rendus, témoignages), solliciter l’appui d’un syndicat si nécessaire, et envisager un recours juridique en cas de décision abusive. Trop souvent, les agents hésitent à se défendre par crainte de représailles, mais une démarche bien préparée permet d’obtenir gain de cause.

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